Depuis le Grand Magistère à Rome, j’adresse mes bénédictions et mes meilleurs vœux de Noël aux Chevaliers et aux Dames, aux membres, aux amis et aux bénévoles, ainsi qu’à tous nos soutiens et bienfaiteurs. Sans votre contribution généreuse et précieuse – en temps, en ressources et en dévouement – l’Ordre de Malte ne pourrait poursuivre son service vigilant auprès des pauvres et des malades à travers le monde. Nous prions tout particulièrement pour que nos vœux parviennent à nos 50 000 employés et 100 000 bénévoles, dont le service altruiste soutient et renforce chaque jour la mission de l’Ordre.
Depuis près d’un millénaire, l’Ordre est au service de la dignité humaine. Autrefois renommés pour offrir les meilleurs soins hospitaliers au monde, nous perpétuons aujourd’hui cette tradition, de l’hôpital de la Sainte Famille à Bethléem aux maisons pour personnes âgées et aux structures de soins palliatifs dans le monde entier. L’Ordre demeure présent dans d’innombrables lieux où la souffrance est la plus grande, y apportant soins, compassion et espoir.
Cette période de Noël reste marquée par la guerre, des violations généralisées des droits humains et une fracture croissante entre riches et pauvres. Dans un tel contexte, le besoin d’une voix internationale inspirée par les vertus chrétiennes est des plus urgents. En tant qu’entité souveraine, l’Ordre de Malte porte les valeurs catholiques dans les relations internationales, concentrant ses efforts diplomatiques – aujourd’hui déployés auprès de 115 pays – sur la charité, la paix et la défense du droit international humanitaire.
Notre corps diplomatique travaille sans relâche dans les régions les plus éprouvées du monde, portant le message de Noël, fait d’espoir et de paix, de l’Enfant Jésus, dans des lieux marqués par la violence, l’oppression et l’injustice. Nous assistons de plus en plus à un rejet de la vérité fondamentale selon laquelle la dignité humaine est un don de Dieu, universelle et inaliénable. Lorsque cette dignité est conditionnée par la nationalité, l’appartenance ethnique ou la religion, les fondements mêmes de la paix s’érodent et ce sont les plus faibles d’entre nous qui en souffrent le plus.
Alors que nous entrons dans le temps de Noël, il nous faut nous interroger : qui portera le message de l’Enfant Jésus ? Notre réponse doit être claire et résolue : « Me voici, Seigneur ». Nous sommes appelés à proclamer la vérité face au mensonge, à défendre une liberté enracinée dans l’amour du prochain, la foi en Dieu et l’espérance en son Royaume.
Ce Noël est également le premier célébré sous le pontificat de notre Saint-Père, le pape Léon XIV, qui a attiré une attention renouvelée sur la dignité des migrants et sur l’obligation morale d’accueillir l’étranger. Il nous rappelle que la dignité est un don de Dieu, inhérent à chaque être humain de sa conception jusqu’à sa mort naturelle, et qu’elle mérite d’être protégée, en particulier chez les plus vulnérables.
Ce sont là des paroles à garder près de notre cœur en cette période de Noël, des paroles qui nous appellent à agir dès maintenant et tout au long de la nouvelle année. Hâtons-nous de bénir, de servir et de prendre soin des malades et des pauvres, de reconnaître en eux la dignité que Dieu leur a donnée, et de toujours nous souvenir qu’ils sont « nos Seigneurs, les malades et les pauvres ».
Je vous souhaite, à vous et à vos familles, un Noël joyeux, et je demande à l’Enfant Jésus de nous bénir tous, sans exception.







