Amalfi Duomo

Les amalfitains

(Illustration : le Duomo d’Amalfi)

Les Amalfitains sont, au sens strict, les habitants d’Amalfi, une petite cité de la côte amalfitaine, en Campanie, dans le sud de l’Italie.

Du IXᵉ au XIᵉ siècle, Amalfi fut l’une des quatre grandes républiques maritimes italiennes, avec Venise, Gênes et Pise.

Les Amalfitains étaient alors :

  • des navigateurs et commerçants de premier plan ;
  • des intermédiaires entre l’Orient et l’Occident, notamment avec Byzance et le monde arabe ;
  • des innovateurs du droit maritime : le Tavola amalfitana fut l’un des premiers codes maritimes d’Europe ;
  • des banquiers et changeurs : Amalfi joua un rôle dans la diffusion de pratiques financières venues du monde arabe.

Ils sont considérés comme des intermédiaires fiables entre les mondes latin, byzantin et arabe. Les Amalfitains ont ainsi développé une culture mêlant influences latines, byzantines, arabes et normandes, que l’on retrouve dans l’architecture du Duomo, avec :

  • ses arcs ogivaux ;
  • ses façades polychromes ;
  • ses cloîtres à arcatures ;
  • sa croix à huit pointes, qui deviendra l’emblème de l’Ordre de Malte.

Amalfi est la seule cité italienne à avoir obtenu, avant les croisades, l’autorisation d’installer des institutions chrétiennes à Jérusalem sous domination musulmane. Cela en fait un acteur pionnier dans l’accueil des pèlerins latins.

Avant même les croisades, ils assurent :

  • le transport maritime des pèlerins depuis l’Italie du Sud ;
  • la sécurisation de certaines routes maritimes ;
  • la médiation diplomatique avec les autorités musulmanes ;
  • la logistique (vivres, eau, équipements).

C’est la fondation de l’hospice amalfitain à Jérusalem, vers 1048, sous domination fatimide, qui constitue l’un des épisodes les plus célèbres de leur histoire.
Les marchands amalfitains financent et organisent, près du Saint-Sépulcre, dans le quartier chrétien :

  • un hospice pour les pèlerins malades ou épuisés ;
  • un monastère pour les religieux chargés de l’accueil ;
  • une église dédiée à saint Jean l’Aumônier, puis à saint Jean-Baptiste.

(Mort vers 619, Jean l’Aumônier était patriarche d’Alexandrie, célèbre dans tout l’Orient chrétien pour son dévouement absolu aux pauvres, sa gestion charitable des biens de l’Église. Saint Jean l’Aumônier était un saint oriental respecté, et son culte convenait alors parfaitement à un lieu d’accueil des pèlerins sous domination musulmane.)

C’est cet hospice amalfitain, dont le Bienheureux Gérard prit la direction, qui sera à l’origine de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

-> Retour à l'histoire de l'Ordre

Membres ou non membres, soyons tous actifs au service de l’Ordre de Malte

Vous souhaitez être actif dans l’Ordre ? Vous souhaitez mieux nous connaître et nous soutenir ? Venez prendre part à nos actions comme bénévole ou faites de votre entreprise un partenaire de l'Ordre de Malte.

En faire plus