Discours du Grand Maître lors de la Cérémonie de remise des médailles

Discours du Grand Maître à Lourdes

04/05/2026

Allocution de Grand Maître à l'occasion de la cérémonie internationale de bénédiction des médailles lors du 68e pèlerinage international de Lourdes.

Excellences, Chers Chevaliers, Dames et Volontaires, Chers Pèlerins, Nous nous réunissons une fois de plus à Lourdes, en ce lieu où le Ciel a touché la terre, où la Vierge Marie a révélé la tendresse de Dieu à son peuple, et où les souffrants trouvent non seulement la consolation, mais aussi un sens.

Cette année marque mon 26ᵉ pèlerinage à Lourdes, et mon troisième en tant que Grand Maître. Chaque fois que je reviens, mon sentiment de gratitude s’approfondit — pour ce lieu, et pour vous tous qui donnez vie à ce pèlerinage.

Ce pèlerinage n’est jamais routinier. Chaque année reflète l’état du monde que nous apportons avec nous — et cette année, ce monde est marqué par une profonde souffrance.

La guerre, les divisions et l’instabilité continuent de définir notre époque. Parmi nous se trouvent des pèlerins venant de pays profondément touchés par les conflits — l’Ukraine, la Palestine et le Liban, dont la Première Dame nous honore de sa présence. Nous sommes également honorés par la présence de la mère du Président de la Slovaquie. Leur participation n’est pas symbolique. Elle nous rappelle que les blessures du monde sont ici, parmi nous.

Nous portons aussi un deuil plus proche de nous.

Ces derniers mois, de nombreuses jeunes vies ont été perdues en servant les autres. Je pense en particulier à Chadi Ammar, un jeune employé de notre Ordre au Liban, tué lors d’une frappe aérienne alors qu’il aidait sa communauté. Il n’était pas soldat. Il servait — et il l’a payé de sa vie.

Telle est la réalité de ce que signifie servir aujourd’hui.

Et pourtant, nous sommes ici.

Non pas parce que le monde est en paix — mais précisément parce qu’il ne l’est pas.

En des temps comme ceux-ci, la distance n’est pas une option. Lorsque le monde se fracture, nous sommes appelés à nous rapprocher — les uns des autres, et de la Vierge Marie. Comme des enfants se tournant vers leur mère, nous venons à elle avec confiance. Nous demandons sa direction, sa protection et sa force.

Cette année, nous sommes au total 7 600 participants, signe clair de fidélité et d’engagement : cela comprend 1 300 malades, 260 prêtres — dont 4 cardinaux et 20 évêques — 600 jeunes, 450 membres du personnel médical, 350 enfants et 900 pèlerins.

Ce ne sont pas seulement des chiffres. Ce sont des vies mises au service des autres.

La présence de tant de jeunes est importante. Ils ne sont pas ici par obligation, mais par choix. Cela nous dit quelque chose d’essentiel : l’esprit de service est vivant — et il doit être soutenu.

En même temps, notre Ordre regarde vers l’avenir avec espérance.

Deux causes de canonisation sont actuellement en cours au sein de notre Ordre : celle du Bienheureux Gérard, notre fondateur, et celle de Fra’ Andrew Bertie, 78ᵉ Grand Maître. Nous recommandons ces causes à vos prières, afin qu’elles puissent progresser.

Mais soyons clairs : venir à Lourdes ne résout pas les problèmes du monde.

Cela implique quelque chose de plus exigeant.

Cela nous rappelle qui nous sommes appelés à être.

Dans un monde qui devient plus froid, nous devons être plus accueillants. Dans un monde qui isole, nous devons accompagner.

Dans un monde qui oublie les faibles, nous devons les placer au centre.

Ce n’est pas facultatif. C’est notre vocation : Tuitio Fidei et Obsequium Pauperum.

Nos membres et volontaires vivent cette réalité chaque jour — en Ukraine, en Terre Sainte, au Liban et dans tant d’autres lieux marqués par la souffrance. Ils n’attendent pas de conditions idéales. Ils servent au cœur de la difficulté.

Lourdes nous apporte de la clarté.

Ici, les malades ne sont pas cachés — ils sont au centre de la vie quotidienne. Et cela seul remet en question la logique du monde extérieur.

Avant de conclure, je reviens à la Vierge Marie.

Dans les moments difficiles, nous n’avons pas besoin de réponses compliquées. Nous avons besoin d’être guidés. Et comme des enfants, nous nous tournons vers notre mère.

Nous lui demandons de nous aider à rester fidèles. Nous lui demandons de nous garder unis. Nous lui demandons de nous montrer comment servir — non pas en paroles, mais en actes.

Que Notre-Dame de Lourdes nous guide en ces temps difficiles. Qu’elle nous rapproche les uns des autres. Et qu’elle renforce la mission de notre Ordre à travers le monde.

Je vous souhaite un pèlerinage riche de sens et béni.

Merci.

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